Les boutons en étain de Napoléon

L'étain a t il eu une influence sur le cours de l'histoire ? Ce malheureux élément a t il une part de responsabilité dans la retraite de Napoléon en 1812 et la mort de plus d'1 million de personnes ?

 

On raconte que les soldats de Napoléon lors de la grande campagne de Russie furent en partie gelée à cause de leurs boutons en étain qui s'étaient désintégrés lors du grand froid de l'hiver . 

 

S'agit il  d'une légende ou d'un fait historique ?

 

Auteurs et historiens se disputent le fait que les boutons des soldats soient en étain: certains assurent que oui d'après des documents d'époque ou des fouilles de fosses communes en Lituanie. Et d'autres affirment le contraire en se basant sur le trop peu d’informations à ce sujets ou trop peu de mentions dans les écrits ou mémoires des soldats...

 

Ce qui est sur, et ça c'est sûr sûr : c'est que l'étain craint le froid à tel point qu'il peut en attraper une maladie grave et mortelle : la peste. La peste de l'étain est irréversible et rend l'était progressivement très très moche. Puis à un état très avancé, l'étain se désintègre.

 

En 1869, le scientifique Carl Fritzsche racontait que quelques années auparavant il travaillait à Saint-Pétersbourg, sur des boutons russes en étain qui s'étaient transformés en poussière dans un entrepôt de lʼarmée pendant l'un des hivers extrêmement froids.

 

C'est de la chimie tout ça !!! Mais revenons à l'histoire : 

 

On retrouve dans les écrits du Général Vionnet que son thermomètre était gelé. Bon, donc si il est gelé le thermomètre on ne peut pas savoir quelle température il faisait ? Mais SI car la température de fusion du mercure contenu à l'époque dans les thermomètres est de -38,8°C. Il faisait donc une température inférieure à -39°C * GlaGlaGla *

 

Moi je suis du côté de l'étain, alors peut être bien que les soldats peu couverts et exposés à moins de -39°C avaient les doigts trop gelés pour écrire quelque part noir sur blanc que leurs boutons se désintègrent ! Ou peut être tout simplement que leurs doigts gelés n'arrivaient plus à boutonner leurs pantalons et la faim les faisant ressembler à des mendiants débraillés ...

 

Quoi qu'il en soit, s'il s'agit d'une rumeur, elle est déjà présente en 1909 dans The American Journal of Science Published by J.D. & E.S. Dana, ou il est donné en exemple le cas des boutons de l'armée Napoléonienne dans une explication sur l'étain gris.

 

Si vous aimez ce genre d'anecdotes, je vous invite à lire le livre écrit par Penny le Couteur Napoleon’s Buttons, 17 Molecules that Changed History (New York, Penguin, 2003).


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